WE Foyers : Le sacrement de pénitence dans la vie des époux

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Récollection de Foyers - 1e trimestre 2021

Le sacrement de pénitence et la miséricorde

2 - Le sacrement de pénitence dans la vie des époux

[NB : la première causerie : "L'institution par Jésus du sacrement de pénitence" est disponible ici !]

Remercions Jésus d’avoir institué le sacrement de pénitence. Avec un cœur reconnaissant et enthousiaste n’ayons pas peur de dire : qu’elle est grande la Miséricorde de Dieu ! Sachons garder un cœur jeune, qui sait s’émerveiller et remercier et ne nous habituons jamais aux dons gratuits de Dieu ! Jésus n’était pas obligé d’instituer le sacrement de pénitence, mais la Miséricorde infinie de Son Cœur l’a voulu pour que les baptisés qui demeurent marqués par la triple concupiscence puissent retrouver la grâce sanctifiante s’ils l’ont perdue et ne se découragent jamais dans le combat spirituel. Comment pourrait-on avoir peur de ce sacrement par lequel nous rencontrons Jésus miséricordieux ? La Samaritaine, la femme adultère, Marie Magdeleine, n’ont pas eu peur de rencontrer le regard de Jésus. Il ne les a pas condamnées, mais Il les a aimées, pardonnées, rétablies dans leur dignité !

Satan redoute cette même rencontre personnelle de Jésus avec ceux pour qui Il a versé Son Sang, c’est la raison pour laquelle il utilise trois tentations pour écarter de ce sacrement :

  • l’orgueil : le refus de reconnaître son péché en se justifiant, « ce n’est pas moi c’est la femme que Tu m’as donnée ! Ce n’est pas moi, c’est le serpent qui m’a trompée ! »
  • la fausse honte : le refus de dévoiler un péché honteux,
  • le découragement devant les chutes et rechutes : “Je n’y arriverai jamais !

Le démon est un menteur, ne l’écoutons pas !

Le Curé d’Ars parlait souvent de la fausse honte, non pour décourager mais pour libérer. Il citait le cas d’une personne qui s’était damnée à cause de la fausse honte. Cette personne, probablement, avait péché par adultère et n’a jamais voulu s’accuser de ce péché pour ne pas perdre sa réputation. Elle a sans cesse menti en confession. Il ne s’agissait pas d’un oubli, elle était pleinement consciente et responsable ! Les avertissements du Curé d’Ars ont permis à plusieurs pénitents de se libérer en accusant des péchés graves qui les tourmentaient depuis longtemps. Si nous sommes tentés par la fausse honte, pensons à David, Augustin, Charles de Foucauld : Jésus les a relevés ! Il n’est pas facile aujourd’hui de résister aux pressions des cultures de la mort : alors pas de fausse honte si l’on a recouru à l’avortement ou à l’adultère, Jésus nous attend pour nous donner son pardon !

Si nous sommes assaillis par le découragement, pensons à ce que disait le Père Mattéo, ce grand apôtre de la Miséricorde du Cœur de Jésus au début du vingtième siècle. Il racontait souvent ce fait historique dont il ne pouvait pas garantir tous les détails mais dont il était convaincu de l’historicité. Un prêtre espagnol avait, un jour, refusé l’absolution à un pénitent qui retombait habituellement dans les mêmes péchés graves : « aujourd’hui, je ne peux pas te donner l’absolution ! » Le pénitent, comme il en avait l’habitude, lui redit : « mais je ne voulais pas retomber, c’est à cause de ma faiblesse ! » Le prêtre fut très énergique : « non, tu n’es pas sincère, aujourd’hui je ne peux plus te donner l’absolution » ! Une voix venant du crucifix situé au-dessus du pénitent se fit entendre : « Moi, Je te pardonne car Tu m’as coûté trop cher ! »

N’ayons pas peur : aucun péché n’est irrémissible sauf, disait Jésus, le péché contre le Saint Esprit, le péché de celui qui, éclairé par le Saint Esprit et en pleine connaissance, refuse de s’humilier, d’accuser son péché et d’accueillir la grâce de la rédemption.

I) LE SACREMENT DE PÉNITENCE POUR NOTRE VIE SPIRITUELLE

L’Eglise demande d’accuser tous les péchés graves et encourage à confesser nos péchés véniels.

La Sainte Vierge, par sœur Lucie de Fatima, a conseillé la confession mensuelle. Un conseil n’est pas une obligation, mais comment ne pas tenir compte du conseil maternel de notre Mère du Ciel ?

Accueillons avec un cœur ouvert et confiant ce que St Jean-Paul II disait aux prêtres le 25 mars 1992 : “La vie spirituelle et pastorale du prêtre, comme de celle de ses frères laïcs et religieux, dépend pour sa qualité et sa ferveur, de la pratique personnelle, assidue et consciencieuse, du sacrement de Pénitence… Chez un prêtre qui ne se confesserait plus ou se confesserait mal, son être sacerdotal et son action sacerdotale s’en ressentiraient vite et la communauté, elle-même, dont il est le pasteur ne manquerait pas de s’en rendre compte” (PD 26).

Notre Fondateur disait aux Foyers amis : « Dans le combat spirituel, le sacrement de pénitence a une grande place. La confession mensuelle est très conseillée. Mais il ne faudra pas hésiter à confesser sans tarder un péché grave. Il faudra appliquer la vraie doctrine de l'Église sur la nécessité d'accuser en confession personnelle le plus tôt possible les péchés mortels si l'on avait dû participer à une absolution collective. Les cérémonies pénitentielles sont une bonne chose à condition qu'elles soient suivies d'accusation personnelle à un prêtre, sans précipitation et d'une façon complète, et conclues par une absolution particulière. Mais il sera toujours précieux d'avoir un confesseur habituel qui connaît l'âme, ses efforts, ses faiblesses, à qui l'on s'accuse non seulement des péchés graves mais des péchés véniels et à qui on soumet ses difficultés. Ce prêtre bien choisi pourra aussi aider de ses conseils et de ses encouragements».

II) LE SACREMENT DE PÉNITENCE ET L’AMOUR DES ÉPOUX

Saint Joseph et la Sainte Vierge n’ont pas eu besoin des grâces sacramentelles du sacrement de pénitence pour protéger et faire grandir leur amour, mais Saints Louis et Zélie Martin, eux, y ont recouru, non – très probablement - pour le pardon de péchés graves, mais pour obtenir les grâces sacramentelles qui leur ont permis de s’aimer amoureusement jusqu’à la mort de Zélie.

Priez Notre-Dame des Neiges pour comprendre que vous avez besoin des grâces sacramentelles du sacrement de pénitence pour tendre à une meilleure réalisation de la grâce sacramentelle de votre mariage : « deux en un ».

N’oubliez pas qu’au jour de votre mariage, vous êtes engagés l’un, vis à vis de l’autre, mais Jésus s’est aussi engagé avec vous ! Jésus ne vous attend pas dans le sacrement de pénitence pour vous faire des remontrances, vous humilier, vous condamner, vous torturer, dirait le Pape François, mais pour vous aider à vivre le « deux en un » qui n’est pas facile à réaliser.

Notre Fondateur soulignait que les obstacles à l’unité et à l’amour provenaient souvent d’incompréhensions dues au manque de pénétration du cœur et de l’âme. Saint Joseph et la Sainte Vierge ont, eux aussi, souffert – l’un et l’autre - de l’incompréhension au début de leur mariage : la Sainte Vierge n’a pas pu dire à son époux qu’elle était enceinte par l’opération du Saint Esprit. Le trouble de Saint Joseph a été si grand qu’il avait pris la décision de s’en aller ! Ne nous décourageons pas si nous souffrons encore de certaines incompréhensions mais tournons-nous davantage vers Jésus qui est, disait le Père, le seul soutien parfait et pleinement pénétrant. La rencontre personnelle avec lui, dans le sacrement de pénitence, est donc importante pour chacun des époux. Elle aide l’un et l’autre à être plus pénétrant.

Notre Fondateur disait aussi que Jésus purifie et fortifie l’amour conjugal. Dans l’Encyclique Humanae Vitae, Paul VI, après avoir rappelé la Loi naturelle concernant l’amour conjugal, a invité les époux à recourir au sacrement de pénitence où ils recevraient toujours le pardon de Dieu. L’Eglise est une Mère miséricordieuse, qui ne se contente pas de donner aux époux la lumière de Dieu sur le véritable amour conjugal, mais qui les invite à rencontrer Jésus dans le sacrement de pénitence. Les époux peuvent alors Lui confesser, avec humilité et confiance, leurs faiblesses et leurs péchés, leurs difficultés pour aimer dans la vérité, la délicatesse et la douceur du bel amour. Jésus, par la grâce sacramentelle du sacrement de pénitence, les purifie et fortifie leur amour conjugal. Il les aide à ne pas se décourager mais à comprendre que l’Encyclique Humanae Vitae est vraiment une Encyclique prophétique en vue de la sainteté des époux et du bel amour ouvert à la vie. Le Pape François a cité cette Encyclique dans « Amoris laetitia » au numéro 68.

Notre Fondateur parlait souvent de l’humilité et de la douceur, vertus indispensables pour arriver au « jamais rien l’un sans l’autre ». Il est bien difficile d’être humble, détaché de ses idées, « écouteur » des idées de l’autre ! Nous avons absolument besoin de l’aide de Jésus pour développer ces vertus nécessaires au développement et à l’épanouissement de l’amour conjugal.

Notre Fondateur invitait aussi les époux à être prêts à reconnaître leurs fautes, leurs faiblesses et leurs défauts. Sans l’aide de Jésus, serions-nous capables d’arriver à une telle promptitude ?

Il parlait encore d’un grand obstacle au véritable amour conjugal : l’égoïsme. Mère Marie Augusta disait que la nature humaine blessée était spontanément égoïste. Combien il est difficile de vaincre son égoïsme et d’être éveillé aux besoins de son conjoint ! Combien il est difficile de ne pas être absorbé par ses préoccupations propres ! Nous avons absolument besoin d’une rencontre régulière avec Jésus dans le sacrement de pénitence pour pouvoir dominer peu à peu notre égoïsme et nous ouvrir davantage aux besoins et aux intérêts de notre conjoint.

Nous vous invitons à prendre davantage conscience que tout péché grave a une conséquence sur l’amour conjugal : il fait perdre la grâce sanctifiante et la vertu théologale de charité. Comment des époux pourraient-ils s’aimer du bel amour sans la grâce sanctifiante et la charité ?

III-  LE SACREMENT DE PÉNITENCE ET LA VRAIE HUMILITÉ

Par 3 fois, au cours de son voyage apostolique à Ars, Saint Jean-Paul II avait demandé aux jeunes, aux prêtres et aux fidèles de notre pays s’ils allaient demander le pardon de Dieu auprès d’un prêtre ! Comprenons plus en profondeur les raisons de cette triple demande : nous avons besoin de recourir régulièrement au sacrement de pénitence pour demeurer dans l’humilité ! Le plus grand obstacle à la sainteté est l’orgueil ! Comment déraciner cette ivraie que l’ennemi a semée en chacune de nos âmes ? Il n’est pas en notre pouvoir de la déraciner, mais nous pouvons empêcher le développement de cette mauvaise graine diabolique par le développement du bon grain semé par Jésus au jour de notre baptême. Ne nous illusionnons pas et ne soyons pas téméraires : sans Jésus, nous ne pouvons pas développer l’humilité et empêcher l’orgueil de croître !

Saint Bernard disait que pour grandir dans l’humilité, il fallait descendre un à un les 12 degrés de l’orgueil dans lesquels on était établi ! Comment pourrions-nous descendre ces 12 degrés sans l’aide de Jésus et des grâces sacramentelles du sacrement de pénitence ? Soyons convaincus que se reconnaître pécheur en recourant régulièrement au sacrement de pénitence, c’est descendre, avec Jésus, ces 12 degrés de l’orgueil et gravir, en même temps, les degrés de l’humilité.

Le sacrement de pénitence nous permet de vivre l’expérience de Pierre s’enfonçant dans les flots et saisissant la main de Jésus et sa rencontre avec Jésus ressuscité au bord du lac : « Pierre m’aimes-Tu ? ». Il nous permet aussi de faire l’expérience de la faiblesse de Saint Paul (cf. 2 Co 11-12) : « Ma Puissance se déploie dans la faiblesse » !

Dans l’Encyclique “Ut Unum sint”, St Jean-Paul II a écrit qu’il était conscient de sa faiblesse humaine, et qu’il avait besoin de la miséricorde incessante de Jésus pour remplir son ministère de Pierre. A la suite de Jean-Paul II, nous avons sans cesse besoin de revenir aux sources inépuisables de la miséricorde divine dans le sacrement de pénitence pour que la force du Christ se déploie dans notre faiblesse !

IV - LE SACREMENT DE PÉNITENCE ET LA VRAIE RÉALISATION DE SOI

Dans le livre « Les principes de la théologie catholique », le Cardinal Joseph Ratzinger a fait une critique pertinente d’une théorie de Karl Rahner qui considérait que la réalisation de soi était l’acceptation de son existence. Pour Joseph Ratzinger, la vraie réalisation de soi est tout autre : elle est comme une « extase », une sortie de soi pour aller à la rencontre du Christ et l’accueillir comme Sauveur.

Nous ne pouvons pas développer cette intuition lumineuse, dans le cadre de cette causerie, mais comprenons bien ce qu’il voulait dire : l’homme ne peut pas par lui-même faire son Salut.

Beaucoup de contre-sens ont été faits - dans des milieux catholiques - après le Concile Vatican II sur la réalisation de soi, la confiance en soi, l’auto-détermination, l’auto-discipline. Toute la génération 68 n’a pas été marquée par la philosophie de Jean-Paul Sartre, qui a écrit au sujet de Dieu : « Tu m’as créé libre et je ne retournerai pas sous Ta Loi » ou d’autres philosophies existentialistes athées, mais beaucoup ont été influencés par l’idéologie de la fausse réalisation de soi d’une liberté affranchie de toute Loi naturelle ! Une telle réalisation de soi ne pouvait déboucher que sur l’illusion, l’échec, l’absurde, le désespoir, les cultures de la mort.

Le sacrement de pénitence nous permet de faire l’expérience de la vraie réalisation de soi dont parlait le Cardinal Joseph Ratzinger : « l’extase » de notre être dans l’Être du Christ, notre seul et unique Rédempteur et Sauveur. Nous devons faire comprendre à nos contemporains qui vivent dans la peur que la santé du corps n’est pas la valeur la plus importante de notre être. Le plus important est le Salut de notre âme. Là est la vraie réalisation de soi, telle que la veut Dieu, notre Créateur et notre Rédempteur.

V- LE SACREMENT DE PÉNITENCE ET LA MISSION

Tous les Papes du vingtième siècle ont fait retentir l’appel missionnaire dont l’origine est à rechercher en Jésus ressuscité envoyant ses apôtres évangéliser les Nations (Mt 28, 16-20).

Dans son message pour la journée mondiale de la Mission, donné le 31 mai 2020, le Pape François disait : « La mission que Dieu confie à chacun de nous nous conduit de la peur et de l'introspection à une prise de conscience renouvelée que nous nous trouvons précisément lorsque nous nous donnons aux autres».Il a décrit Jésus comme "le missionnaire du Père" et expliqué que par sa mort et sa résurrection, Jésus nous a appelés à prendre part à sa mission d'amour. "L'Église, sacrement universel de l'amour de Dieu pour le monde, disait encore le Pape François, poursuit la mission de Jésus dans l'histoire et nous envoie partout afin que, par notre témoignage de foi et la proclamation de l'Évangile, Dieu continue à manifester son amour et, de cette façon, touche et transforme les cœurs, les esprits, les corps, les sociétés et les cultures en tout lieu et en tout temps".

Demandons à St Jean-Paul II, le grand Pape missionnaire, de nous faire grandir dans l’ardeur et le zèle missionnaires. Les remèdes à la crise actuelle ne pourront pas être trouvés si les hommes refusent de se tourner vers Dieu et d’obéir à la Loi naturelle. Comment pourrait-on édifier la paix si les lois des Nations étaient en contradiction avec la Loi naturelle ?

En quittant le sol français, Benoît XVI avait dit des paroles prophétiques : « les temps sont propices à un retour à Dieu ». Ayons confiance en ces paroles et aidons nos contemporains, en ces temps propices, à ce retour à Dieu. Mais comprenons bien que les démons s’agitent pour que ce retour à Dieu n’ait pas lieu.

Comprenons aussi qu’il n’est pas facile à ceux qui se sont compromis avec les cultures de la mort de reconnaître leur erreur ou leur faute et d’imiter Bernard Nathanson, qui était appelé aux Etats-Unis dans les années 70 « le roi de l’avortement » et qui s’est converti en devenant chrétien et un ardent missionnaire de l’évangile de la vie. Rien n’est impossible à Dieu : par sa grâce, Il est donc capable de permettre à beaucoup ce retour à Dieu, mais Il a besoin de chacun de nous. En notre temps, Il nous invite à imiter la manière dont a fait preuve Benoît XVI pour annoncer l’évangile de la vérité et de l’amour, dans la douceur et la fermeté et le respect de chaque personne.

Pour participer avec fruit à la Mission de l’Eglise, nous avons vraiment besoin des grâces sacramentelles du sacrement de pénitence.

Jean-Paul II, dans l’Encyclique sur la Mission (7-12-90) avait dit que nous devions  vivre le mystère du Christ envoyé en renonçant à nous-mêmes pour laisser le Christ vivre en nous et expérimenter la présence réconfortante du Christ : “N’aie pas peur car je suis avec toi” (Ac 18, 9-10). Il nous demandait d’aimer l’Eglise et les hommes comme Jésus les a aimés. Il disait enfin que le véritable missionnaire c’est le saint ! (RM 87-91).

Nos Père et Mère exhortaient leurs fils et filles, appelés à être apôtres de l’Amour, à être très humbles et très miséricordieux dans leur Mission. Nous ne sommes que de pauvres et inutiles instruments dont Jésus veut se servir pour faire l’œuvre de Son Amour. Nous devons partager les sentiments du Cœur de Jésus pour aimer toutes les personnes comme Jésus les aime. Il est impossible de vivre cette spiritualité exigeante de la mission sans recourir très souvent aux grâces sacramentelles du sacrement de confession et bien sûr, plus encore, du sacrement de l’Eucharistie.

Puisse le sacrement nde pénitence, en cette année de la fidélité et du courage, nous obtenir les grâces d’état nécessaires pour ne pas aller dans le sens du courant mais être témoins en tout temps et en tout lieu de Jésus, de son évangile et de la Vérité. N’ayons pas peur, les forces de l’Enfer, qui semblent actuellement triompher, ne l’emporteront pas contre l’Eglise !

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